• Lucie Bressy

The end.

Au réveil, il est clair que si nous voulons échapper à la météo islandaise des grands jours, il faut partir. Vite et loin. C'est donc le choix du jour. On s'arrêtera quand on trouvera du soleil. La route est longue, et grise (quand on y voit), et au départ, le long des falaises, lugubrement ponctuée de cadavres d'oiseaux, des jeunes petrels immatures apparemment. Incompréhensible.

On hésite à l'entrée du Laki mais la météo des heures à venir est catastrophique. On pousse donc jusqu'au célèbre glacier. Histoire de voir. Et, incroyable, un mini arc-en-ciel nous attend au détour de la route. Il est si bas qu'on a l'impression de pouvoir le toucher en sautant. Effectivement, la météo islandaise avait raison (vedur.is) Aux abords de Jokulsarlon, tout s'éclaire et nous passons une après-midi inattendue et délicieuse, malgré le monde.


Des dizaines de badauds et photographes plus ou moins équipés et plus ou moins inspirés ponctuent l'endroit, qui reste magique. La chaleur inhabituelle explique sans doute la présence des nombreux glaçons et icebergs tout comme les craquements sourds et réguliers du glacier. Avec le soleil l'air est chaud ! Que ce soit sur la plage ou sur la lagune, l'ambiance est irréelle.


Un peu plus tard, à l'écart des sentiers battus, nous célébrons la beauté du moment. Le froid glacial et l'humidité ont raison de nous à la nuit tombée. Arnaud attend courageusement la première aurore boréale de l'année, avec raison. Il est le seul j'ai sombré.

Le lendemain, retour vers la capitale. Les nouvelles ne sont pas très bonnes, la météo difficile des derniers jours a déjà entraîné des fermetures de piste, de la neige sur d'autres, et certains gués sont infranchissables pour ceux qui ne sont pas équipés de gros 4x4. Toutes ces infos se trouvent sur le site travelsafe.is et pour la circulation sur road.is

La bonne nouvelle, c'est que le vent a chassé le brouillard qui empêchait de voir le volcan, on s'y arrête donc. Il y a beaucoup de visiteurs de tous pays et c'est bien naturel tant le phénomène est à portée de mains, de pieds plutôt. On choisit Gérard et moi de passer par le bas tandis qu'Arnaud et Marie optent pour le chemin du haut. Nous remontons la vallée de Natthagi en progressant à côté de la lave qui coule, la chaleur est très forte par endroits. La question est de voir par où remonter pour avoir une vision du cratère. Hélas la réponse est évidente, un sentier de chèvre au sol instable est le seul chemin possible, sur lequel des silhouettes vont, dans un sens ou dans l'autre. La montée est pénible, voire très pénible. Je regrette amèrement d'avoir un sac à dos trop rempli (au diable mon pied photo !!!). Nous rejoignons enfin nos complices au sommet, qui sont arrivés juste après l'émission de lave, pour voir disparaître la vallée et le cratère dans un brouillard épiais. La descente de retour se fait dans le vent et le brouillard, l'ambiance est jouissive.



(Question photos il faut les faire d'en haut, le chaleur dégagée par la lave stagne en bas et rend les photos de loin floues.)


La suite, c'est un changement de monde, l'arrivée à l'hôtel puis un dîner d'au revoir dans le restaurant à côté, les valises, et une très courte nuit.

Un réveil à l'aube, un départ dans la tempête. Accordé à mon humeur de ce voyage, car j'y ai traversé quelques creux. Difficile de vivre tout à fait "comme avant" quand les douleurs sont encore fraîches. Mais l'Islande reste une destination tout à fait fascinante.


L'hôtel c'est ici

le restau

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