• Lucie Bressy

Jeux de pistes

Debout sans stress, sans froid, sans pluie, génial. Les conditions météo se sont adoucies durant notre sommeil. On décide donc de faire la fin de la piste que nous avions abandonnée il y a 2 jours. Dès le début, nous sommes à bloc. La piste est déserte, splendide, démesurée, minérale, volcanique, explosive, verte, panoramique, d'une beauté folle et primitive, et durant 60 km, nous progressons par bonds, jouant à cache-cache avec le soleil.


Les lumières et les dimensions mettent en échec tout ce que l'on sait de la composition des photos de paysages.

Choisir la terre c'est oublier le ciel, choisir le ciel c'est faire fi du sol. Impossible. On casse la croute près d'un lac, comme dirait GG c'est le plus bel endroit de pique nique de ma vie !

Nous revenons jusqu'au fameux gué que Marie traverse haut la main, et nous faisons demi tour pour retourner à notre point de départ. Il est 17h, il aura fallu 7 heures pour faire ces 60 kms. Il nous faudra 3 heures pour rentrer. La brume et la pluie sont de retour et c'est un paysage en demi-teintes qui observe notre progression. Ce soir pas besoin de monter le camp puisque nous avons gardé notre petit gîte en prévision d'une rentrée tardive.

Routine vespérale, la tête et les yeux encore remplis d'images hors normes.



90 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

The end.