• Lucie Bressy

Hello darkness my old friend

Dernière mise à jour : août 25


Au réveil, de plus en plus tardif (il faut dire que pour éviter l'humidité je dors complètement enfouie dans le duvet et que donc la lumière du jour ne me dérange pas du tout, du tout...) je pars explorer les sanitaires de notre petit camping.

La douche est juste parfaitement vieillote, avec son rideau en plastique et la peinture qui s'ecaille. Quand aux toilettes, aussi mignonnes, j'ai eu une charmante mésaventure hier soir à la nuit tombée. J'avais, innocemment, posé mes affaires sur la première surface plane en arrivant... qui s'est révélé être une poubellle à abattant. Il n'y a pas d'électricité, c'est dans l'obscurité totale et à tâtons que j'ai du les récupérer... Voilà qui ramène à l'humilité.



Nous partons. La piste devient plus difficile. Nous quittons la 208 pour la 233 et la 233 pour la 210. C'est de pire en pire ou de mieux en mieux, selon comment on voit les choses. J'ai sorti gants et bonnets, les gués, les montées s'enchaînent et plus personne à la ronde. C'est comme qui dirait une piste plus "engagée". Un volcan d'un vert intense, surgit au milieu de la plaine noire. Même sans lumière ambiante on ne voit que lui.




L'heure tourne et pour avaler nos sandwichs on sort de la piste pour trouver un peu de protection dans un camping. Il est loin, désert, et le gérant ne parle pas un mot d'anglais. Aucune infra-structure. On ne traîne pas.

Plus loin on traverse sous un ciel typique d'Islande une immense plaine volcanique . Sans aucun autre relief que les ornières de pneu sur la piste. Au loin le ciel se déchire et laisse entrevoir les contreforts du glacier, ce qui m'explique la température glaciale. Timidement,des rochers apparaissent, de plus en plus verticaux. Une petite forêt de cairns. Le soleil les illumine un bref instant. Nous croisons un couple de cyclistes suisses qui pédalent courageusement. La pluie se met de la partie avant de disparaître dans un rayon de soleil.



Un gué plus difficile se présente et sa traversée procure quelques émotions. Hélas, il faudra le refranchir demain car les conditions météo et les difficultés de cette piste vont nous faire bifurquer. En attendant, place à notre routine habituelle dans un camping tout aussi rustique et désert que celui de midi, à côté du lac Àlftavatn.

Mais le vent forcit et la prudence nous fait changer d'abri. De la grande tente qui nous sert de refuge nous migrons dans une mini-tente plaquée au sol qui nous protégera plus d'une catastrophe nocturne. La grande tente est vidée et sécurisée au maximum et j'entendrai sa toile claquer toute la nuit. Malgré les boules Quiès que j'ai exhumées. La nuit est donc peu reconstituante.


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The end.