• Lucie Bressy

En cascade.

Dernière mise à jour : août 20

Après notre notre nuit peuplée de moutons, un petit miracle nous réveille. Il y a du soleil. Mais le temps de le célébrer, de se mettre en route, sa chaleur a disparu pour laisser revenir la brume. Tant pis, soyons beaux joueurs et réjouissons-nous de retrouver les cieux denses et chargés qui donnent tout leur charme à nos images. On se met donc en route, direction la cascade d’Haifoss. Le GPS refuse obstinément de nous donner la route via les pistes, mais je suis têtue et finalement, bon prince, il capitule et je trouve même les indications de stations-service car notre autonomie connaît des limites. La route est tracée. Certaines pistes ont laissé la place à de véritables rubans de bitume, rendant la route plus confortable mais on retrouve assez vite le panneau "4x4 obligatoire". Une mince route hésite entre le noir et le gris et serpente au milieu d'un monde de science-fiction. Pour mener à bien mes investigations, puisque les panneaux sont rares, je jongle entre la carte papier, et deux applications : maps.me qui fonctionne hors réseau et l'incontournable Google.maps, qui renâcle à sortir des routes normales.


La cascade d'Haifoss, que dis-je, les deux cascades sont monumentales et spectaculaires. On les observent au sec, en hauteur. Un sentier longe la falaise pour permettre plusieurs points de vue. L'endroit est peu fréquenté, c'est parfait.



Non loin de Haifoss, on quitte la piste 26 pour la piste F208. J'ai repéré une suite de cascades, dissimulée aux yeux du public par une route de services. Après un petit quart d'heure de marche au milieu de nulle part nous arrivons donc à Sigöldugljúfur. La météo ne rend pas grâce au lieu mais l'ambiance est vraiment particulière et remplie de douceur. Nous surplombons une petite vallée sombre, où ruissellent de nombreuses cascades, plus ou moins ambitieuses.



La lumière est de plus en plus chiche, il est temps de trouver où dormir. Allons au plus simple, le camping du Landmanalaugar n'est pas bien loin. La piste est couverte de tôle ondulée et cela m'évoque ce film fabuleux "Le salaire de la peur". Il n'y a plus un seul véhicule sur la piste et nous prenons notre temps, captant au hasard des virages des images et des ambiances irréelles. Parfois sans même descendre du véhicule ou pire, sans même arrêter de rouler !



Il fait froid, sombre et humide, j'ai au moins 4 couches de laine et un coupe-vent et je suis loin d'avoir chaud !

Le soir, une fois logés, routine habituelle, paisible et conviviale, jusqu'au coucher. Pas un brin de soleil ne vient éclairer le paysage fabuleux qui nous entoure, ce sera peut être pour demain ?

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The end.