• Lucie

Entrons dans la danse


Nous sommes réveillés par la lumière du jour. Le propriétaire des lieux vient nous voir pour nous demander de ne pas faire de feu et de ne pas laisser de saletés. L'endroit est en effet déjà pas mal souillé de papiers d'origines douteuses... On le rassure et on se décale. Dans l'ensemble, les bords de route sont sales, bouteilles plastiques, papiers, c'est tellement dommage. A force de soins, nettoyage et pressage, ce matin, grande nouvelle, une écharde de plus d'1cm de long sur 2mm de large s'expulse du petit doigt de Gérard, après l'avoir embêté plus d'un mois sournoisement. Au point qu'on se voyait déjà fréquenter un dispensaire roumain. Nous prenons donc la route et arrivons à Călimănești, où Viorica nous accueille. Cette nuit, nous dormirons dans le bâtiment des filles de la troupe moldave qu'elle dirige d'une main de fer, et qui participe au cinquantenaire du festival folklorique de la ville.

Nous nous installons donc au milieu d'adolescentes en tous genres, et à tous les stades de costumes et maquillages. Puis direction le centre ville, pour une (très) longue après midi, consacrée au folklore roumain de diverses régions. C'est pour moi l'occasion d'observer les gens, notamment un groupe d'enfants Rom dissipés, qui se font rabrouer de toutes parts. L'une d'entre elles m'émeut. Elle affiche un caractère sauvage mais s'occupe avec constance de son petit frère, qui cherche toutes les bêtises possibles.

Les numéros se succèdent. C'est un peu long et la sono n'est pas exceptionnelle. Parfois, la danse ou le chant sont très plaisants, parfois on a envie que ça finisse vite. Nous partons avant la fin, dès que les moldaves sont passés.

On dîne en ville avec Viorica et Liviu, qui nous parlent des caves de vins de Moldavie, profondes, immenses (200km de long dont un réseau routier de 50km), aux noms de rues évocateurs, rue Sauvignon, Pinot gris, boulevard Champenois...), de leur métier, de leur pays.

La conversation est passionnante, nous parlons français et eux en anglais, et en français. Le restaurant et la cuisine sont sans intérêts, la serveuse particulièrement peu souriante. C'est l'heure de retourner dans notre bâtiment, où il règne une atmosphère de gaîté, des cavalcades dans le couloir, et des rires qui nous bercent jusqu'au néant du sommeil. Le récit de la veille ici

Le récit du lendemain ici Les caves de Cricova


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