© 2017, Lucie Bressy. Site crée avec WIX.

  • Facebook Social Icon
  • Instagram Social Icon

Retour d'Inde, le bilan.

December 10, 2018

Après une dernière journée de transfert, longue et sans grand intérêt, un séjour d'une nuit dans un hôtel international à côté de l'aéroport, sans grand intérêt, une balade autour de l'hôtel avec des routes à traverser qui font peur, un vol long et sans grand intérêt, et le retour à la météo triste de Paris, il est temps de faire un petit bilan, à vif, sur notre découverte de l'Inde. du Nord, plus précisément du Rajasthan.

 

Une belle expérience avant tout, et une belle découverte. J'ai adoré Pushkar et le festival, même avec les inconvénients déjà évoqués. Quelques dernières photos de notre séjour pour le partage. 

 

 

 

 

L'itinéraire : nous l'avons ajusté au fil des jours, délaissant tel ou tel site au profit d'un autre. La route n'est pas toujours facile, mais elle est constamment vivante, étonnante. Même si n'avons pas vraiment réussi à sortir des sentiers touristiques, ça valait toujours la visite. 

Nous avions choisi, pour le côté pratique, de prendre une voiture (avec chauffeur, c'est indispensable à moins d'être natif ou très confiant en sa bonne étoile). Le chauffeur, censé être francophone, ne l'était guère, mais il nous a beaucoup aidé pour les choix/réservations d'hôtel, les arrêts dans les restaurants de route.

Nous voulions aussi prendre le train pour une ou deux étapes, mais finalement cela ne s'est pas présenté.  

 

 

La nourriture : 

Nous avons souvent mangé dans des restaurants de rue, fréquentés par les locaux. Sauf à Pushkar où il y a des tas de bistrots sur les terrasses, qui valent vraiment la peine de les tenter. 

On a mangé des thalis, un pour deux, c'est souvent très copieux. Le thali, c'est un repas complet : chapatis, soupe de lentilles (dal), crudités et yaourts (à laisser si on est pas certain de l'eau utilisée), deux petits plats en sauce, légumes viande selon le choix, parfois une douceur, du gulab jamun, sorte de boule de semoule cuite doucement dans l'huile et imbibée de sirop de sucre parfumé, un délice. Préciser votre degré d'épices, ce sera souvent plus que prévu. Dans ce cas, mangez du chapati, et souriez. Si c'est vraiment trop, dites-le, on vous refera votre plat, avec le sourire en prime. Soyez patients, la préparation des plats demande souvent un peu de temps, et vous ne mangerez pas tous en même temps, à moins d'avoir commandé la même chose! Sinon nous avons mangé des soupes, du riz frit aux légumes, des légumes en sauces de toute sorte (souvent un peu grasses et lourdes à digérer). Nous avons mangé végétarien quasi tout du long. 

 

 

 

 

Les toilettes : le plus souvent sommaires mais propres, avec soit des douchettes soit un seau et de l'eau pour vous laver le postérieur. Ça rafraîchit et c'est confortable. Avec un lavabo dehors pour se laver les mains ensuite.

 

L'hôtellerie : on trouve de tout et pour toutes les bourses. Nous sommes restés dans les hôtels de milieu de gamme, en moyenne 22 euros la nuit. La chambre était souvent jolie, la salle de bains hors d'âge, l'eau chaude capricieuse, quand à l'électricité, des tas d'interrupteurs groupés au mur commandent les prises et les lumières, et c'est parfois un casse-tête de trouver comment allumer ce qu'on veut. Et quand ça ne marche toujours pas, c'est qu'un interrupteur dans le couloir a tout coupé.

En passant par les sites de réservation internet, on a une majoration du prix dues à des taxes diverses, et des taxes sur les taxes. Dans les restaurants chics, c'est pareil. En passant par le chauffeur, qui a souvent son réseau, on peut passer à travers. 

Les prix des très beaux hôtels peuvent atteindre des sommets. Mais c'est sans doute une expérience, qu'on peut  faire à moindre frais en y buvant juste un thé.

 

 

 

 

Les pourboires : chacun essaye de trouver sa place et les petits boulots sont légions. Nous avons toujours laissé un pourboire aux porteurs de valises, parfois au responsable de l'hôtel s'il s'était investi pour nous, dans les restaurants également, entre 5 et 10%, ou encore à la dame pipi dans le café à touristes du dernier jour, et surtout à notre chauffeur. Parfois aux guides improvisés, mais on est pas obligé de se laisser embarquer. 

 

Les photos : nous avons souvent été sollicités pour des selfies, c'est l'occasion de rendre la pareille pour des portraits amusants. Attention à certains (enfants compris) qui vous proposent tout sourire de faire une "good picture", et vous demande de l'argent après. Pourquoi pas, c'est juste qu'il faut le savoir. Et si vous prenez plusieurs photos, ce sera plus cher! Sans appareil photo, le contact est souvent plus facile, de vrais échanges de sourires se font facilement. 

 

Les emplettes : quand quelque chose vous plaît, achetez-le. En marchandant un peu bien sûr, ça fait partie du jeu. Les artisans sont nombreux et leur travail souvent époustouflant. Par contre, il est parfois difficile de se faire une idée précise de la qualité des tissus ou bijoux proposés dans les boutiques de rue. En cas de doute, fuyez. Les bijoutiers, par exemple, sont souvent regroupés. 

Il y a beaucoup de boutiques qui pratiquent la reprise des anciens bijoux contre l'achat d'un neuf. 

 

 

Le coiffeur : messieurs, pour un prix imbattable, vous serez coiffé, rasé, massé. Profitez-en. Vérifiez juste que la lame du rasoir est changée, mais en principe c'est le cas partout.

 

Le change : le plus simple, c'est d'emmener des euros et de changer en arrivant, le taux de change est à comparer selon les endroits.

Sinon, aux machines ATM, on peut être limité à 5000 roupies, ce qui génère des frais bancaires importants. 

 

Le bruit : rien à faire, ça fait partie du lot. Il est quasi omniprésent. 

 

Les vaches/zébus : bien sûr, il y en a partout, dormant au milieu de la route, se nourrissant  des restes du marché dans les rues, ou des plastiques abandonnés. Elles vont, impavides. Elles fournissent leur lait, utilisé en cuisine comme boisson ou pour le beurre et autres dérivés, leur urine comme fertilisant ou médicament, leur bouse comme combustible et engrais. Jusqu'à il y a peu, en fin de vie, elles étaient souvent vendues sous le manteau aux bouchers musulmans. Mais des hindous purs et durs se sont insurgés contre cette pratique et la loi s'est durcie. Du coup, quelques maisons de retraite pour vaches vieillissantes se sont montées, où elles font l'objet de soins attentifs.

 

Le Rajasthan : c'est une très belle destination, parfois très fréquentée, par des groupes tout comme par des individuels. Nous avons fait des rencontres très sympa au fil des jours. Des partages de destination qui donnent des idées pour d'autre voyages. 

 

Le récit de la veille ici

Un lien intéressant pour des infos sur les vaches sacrées ici

Là ou nous avons trouvé notre chauffeur

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload