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De Satu Mare à Săcălășeni

August 8, 2018

Le bruit de la circulation, mêlé à la climatisation, nous a finalement bien bercé. Il est temps de se remettre en route. Notre hôte pulvérise en deux secondes mon itinéraire, soigneusement préparé, et nous donne une quantité d'infos, que j'essaye tant bien que mal de mémoriser. 

Nous voilà donc partis par Certeze, qui se révèle être un petit village plein de jolies maisons modernes. Certes. D'un commun accord, on ne s'arrête pas, et on file vers Săpânța, qui détient un cimetière célèbre par ses stèles funéraires peintes dans un style naïf. 

Là encore nous déchantons, c'est bondé de voitures et de touristes. Du coup on sort de la ville et on se cale dans un pré pour quelques heures, au bord d'une rivière. Lorsque nous repassons, c'est plus calme, et la visite du lieu ne manque pas d'intérêt, ne serait-ce que pour la représentation des défunts dans leur particularité. Certes, il y a beaucoup de femmes en cuisine, ou qui filent, et des hommes aux champs, mais il y a aussi médecin, garagiste, voire institutrice. Et bien peu d'enfants, heureusement. 

 

 

Dans la petite église du lieu, défilent des fidèles qui se prosternent devant une icone, ou l'embrasse. 

Et dehors, on peut mettre des cierges à brûler dans deux emplacements, un pour les vivants, un pour les morts. On peut également remplir un papier pour donner les noms des gens pour qui on veut que soient dites les prières. Là encore, les défunts et les vivants ne sont pas mis ensemble, il y a un formulaire pour chaque. Des femmes achètent les cierges par paquets. 

 

Nous quittons l'endroit et partons pour traverser la vallée en direction du camping ou nous avons prévu de nous arrêter, camping tenu par un couple franco-roumain, avec qui nous avons échangé avant notre départ. 

La route des écoliers que je choisis est étroite et traverse nombre de villages, avec des portails en bois impressionnants. 

 

La conduite n'est pas toujours facile, on culmine à 40 km/h mais c'est bien la campagne que nous avions envie de voir. Des meules de foin montées à la main sèchent, des cigognes posées un peu partout, des petits étals sur le bord de la route... 

  

L'arrivée se passe sans encombre, on s'installe, nos voisins sont français pour la plupart ( et connaissent tous Joyeuse !).  

On va boire une bière locale et dîner au village par la digue. Un dîner qui ne nous laissera pas un souvenir ému, sauf pour la gentillesse du serveur. 

La chaleur est toujours aussi présente, mais ma foi, la nuit porte conseil. 

 

Le cimetière joyeux, des infos ici 

Le camping Noroc, c'est

Le restau sympa (avec une piscine à côté) ici

Le récit de la veille ici

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