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Fin de la transhumance, et suite de la route.

November 8, 2017

Ce matin nous nous réveillons avec un peu de nostalgie déjà au cœur. Après les étapes préliminaires habituelles, réveil, petit déjeuner, et mettre le nez dehors, je regarde s'y enchaîner les préparatifs, lents et précis, de nos voisins, avec le sentiment d'avoir été extrêmement privilégiée par cette rencontre, et l'authenticité de ce petit moment de vie que nous avons partagé avec eux. La petite fille d'hier revient, babille, rit sans cesse et taquine les chèvres et les yaks déjà à moitié harnachés sans aucun état d'âme. En Mongolie, les animaux familiers ne sont pas nommés, ni caressés. Des chèvres sont sanglées sur le traîneau, l'agneau nouveau-né fera la route bien au chaud dans la veste du chef de famille. Les adieux à nos hôtes sont cordiaux mais brefs, les yaks partent les premiers, le reste suit.

 

 

 

 

Nous reprenons la route, accompagnés de la jeune fille de la famille, qui rentre au village. Sa beauté est lumineuse. Nous lui offrons une lampe frontale (et des piles de rechange!). Nous voici donc en route dans notre merveilleux petit camion pour aller jusqu'à Tsagaanuur. Nous roulons sur un lac, dont la couche de glace, transparente, nous laisse deviner une eau turquoise d'une grande pureté.

Le midi, halte dans un village, le temps de se laisser abondamment nourrir (de mouton) par les parents de notre super chauffeur. Ils habitent dans une maison en dur, dont l'organisation intérieure est celle de la yourte. Une seule pièce, un poêle. Mais table, chaises, lit, et bahut donnent un confort incongru au lieu. 

Des anciens sont présents, sans doute histoire de voir si nous sommes si différents ? Nous mangeons tous en même temps, mais sans nous mêler, et pas la même chose. Une fois épuisée la curiosité, une partie de cartes démarre entre les hommes, les femmes cousent, et nous, nous nous laissons aller à la douceur du moment. 

 

Après le déjeuner, il faut repartir. Nous roulons dans des paysages immenses, croisons des chevaux en liberté dont on se demande ce qu'ils peuvent bien manger, des chèvres et moutons, et finissons par arriver à notre ville de ralliement, qui elle aussi patauge dans la boue due aux températures radoucies.

 

 

 

Nous nous arrêtons pour effectuer les formalités obligatoires avant d'entrer en pays tsaatane et finissons le trajet par une nuit dans, encore une fois, de la famille de notre chauffeur. L'accueil y est un peu moins ouvert mais tout aussi efficace. Nous avons de quoi nous chauffer, un lit pour dormir, l’essentiel, en somme. La soirée commence, on vide les cartes mémoires, quand tout à coup, c'est le drame. Un geste de trop et ma bière, qui est à côté de l'ordinateur d'Arnaud, se renverse sur le clavier. Malgré la rapidité de nos réactions, tout s'éteint. On installe piteusement l'ordinateur dans un carton de riz en espérant qu'un miracle se produira... 

 

 Le récite de la veille c'est ici 

La suite

 

 

 

 

 

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